11 juin 2009

À propos de «Art et Voyeurisme, des Pompiers aux Postmodernes», de F. Derivery

par Martine Salzmann.
Extrait :
« ... Les stratégies des peintres Pompiers tardifs et des artistes Postmodernes diffèrent par leurs moyens techniques et formels, mais François Derivery met sur un pied d’égalité ces mouvements pourtant réputés sans commune mesure. Il pose sur les œuvres un regard qui observe, réfléchit et remarque les mêmes attitudes : un goût immodéré pour la performance spectaculaire, une asthénie de l’esprit critique, une immobilisation du regard tendu dans une posture extrême, trop proche ou trop distanciée, une disparition de toute complexité conceptuelle, un appétit cognitif atteint d’anorexie, et enfin une incapacité à s’ouvrir à la diversité du monde et à observer le réel pour "soumettre au doute les certitudes du voir"...»
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6 mai 2009

La question des "vraies valeurs".

par François Derivery.
« Avec la crise financière ce n’est pas seulement la valeur marchande et l’intérêt spéculatif de l’Art Contemporain qui sont en chute libre. Sa qualité même d’art, qui faisait hier l’unanimité, fait aujourd’hui question. L’Art Contemporain ne se vend plus ou moins bien : du coup est-ce qu’il s’agit bien d’art ? La confiance s’effiloche et, pour la relancer, pour rassurer les acheteurs, le marché, par la voix de ses représentants, proclame la fin des valeurs surfaites … »
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30 avr. 2009

"La Force de l'art 02" au Grand Palais : un spectaculaire contre-sens.

par Pierre Souchaud.
L'exposition du Grand Palais "La Force de l'art" est définie par le directeur de la revue Artension comme un spectaculaire contre-sens économique, sociologique, artistique et historique.
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22 févr. 2009

Existe-t-il un art qui ne soit pas un “Financial Art” ?

par Marie Sallantin.
« En art la réussite est-elle toujours la valeur première? Avant que ne s’impose dans le milieu de l’art une "morale de la réussite", comme l’avait noté Jean-Philippe Domecq en 1994 dans le Pari littéraire (Esprit, 1994), regarder les œuvres pour elles-mêmes n’était pas suspect. Puis est venu le temps du "Financial Art" imposant ses critères à lui... Les critères propres au "Financial Art" sont ceux du milieu et de ses réseaux, ils n’ont rien de commun avec les critères esthétiques liés aux œuvres. Ils n'ont rien de commun avec l’histoire de l’art non plus, puisqu'ils se substituent à elle. Car c’est le réseau qui crée la valeur, pas l’artiste. Seul le succès compte… »
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13 févr. 2009

A propos de l'article de Charlotte Waligora*

par Marie Sallantin.
« Charlotte Waligora est historienne et elle se pose la question légitime de ce qui sera transmis aux générations suivantes. Elle se tourne vers les autres historiens, en l'occurrence Philippe Dagen son aîné, qu'elle choisit sans doute car, observateur de la scène française depuis une trentaine d'années dans Le Monde, c'est son rayon. Son attitude est pertinente, sa question est urgente tant est profond le malaise dans ce pays, tant sont opaques les arrangements entre l'Etat et les "prescripteurs d'art" comme on dit, et tant la com l'emporte sur l'examen critique. Qu'en dit l'historien? Le chercheur? L'enseignant? La réponse tient en trois mots lâchés du haut de l'Olympe : tragi-comédie, ressentiment et ratage. Mais je rêve! C'était pareil en 1997, après 1991, il y a presque vingt ans pour que soit laissée à l'Etat la gestion de l'art vivant (au passage dites-moi où est la différence avec les pays totalitaires?). On se souvient, Jean-Philippe Domecq avait dans "le pari littéraire" (éd. Esprit 1994) montré les techniques d'intimidation pour dissuader, que dis-je, étouffer toute voix dissidente. En vain! Vingt années ont passé sans que frémisse la moindre contestation. Le silence de mort d'un côté, la promotion de l'autre ont été les deux mamelles de la politique culturelle "que le monde nous envie". La France a continué de se mettre à la remorque des USA comme un toutou derrière le maître. Mauvais maître, mauvais choix. Et il ne faudrait pas s'en mêler? Mais c'est la démission de la critique d'art qui a permis aux marchands d'opérer sans retenue! La critique n'était pas obligée d'applaudir le pop art, son cynisme et celui de ses successeurs! On en paye le prix aujourd'hui avec l'effondrement de "l'art financier". A qui la faute puisque la voie était libre? Que Philippe Dagen n'ait "assurément aucun goût de se mêler de l'affaire" n'est pas étonnant, mais hélas fâcheux pour lui. Charlotte Waligora accuse et elle a raison. Elle fait tout simplement son métier. Quelle belle surprise dans la fumée légère de sa cigarette! Mettra-t-elle le feu à la forteresse? Et nous sortir du silence? »

* dans la revue Vernissage de février-mars 2009.
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3 févr. 2009

Le dernier Art Officiel du XXème siècle.

par Aude de Kerros.
Présentation par Pierre Souchaud : « Aude de Kerros nous fournit ici tous les éléments qui permettent de comprendre la genèse et le développement de cette anomalie historique qu’est, en France, l’art officiel, dont l’existence ne fait aucun doute pour une immense majorité des acteurs de l’art. Cette analyse magistrale, précise, complète, à la fois panoramique et extrêmement fouillée, était indispensable. Elle pourra servir de référence pour la mise en oeuvre des réformes structurelles qu’on attend. ».
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28 janv. 2009

“Financial Art” : le XXe siècle s’achève avec la Très-Grande-Crise.

par Aude de Kerros.
« Le Financial Art, création d'avant-garde de la com née du concept d'Art contemporain, ce produit dérivé savamment élaboré en réseau, est en train de connaître le même destin que les autres produits dus à la créativité financière de New York, Shanghai et Londres. La Première Guerre mondiale avait mis fin au XIXe siècle. Le XXe siècle se termine avec la Très-Grande-Crise, ce krach financier qui affecte toute la planète. Une époque s'achève, y compris dans l'art... »
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10 janv. 2009

Mobile Art n’est plus un mobile.

Dans l’édition du journal Le Monde du 8 janvier 09, Emmanuelle Lequeux remarque le retrait de la marque Chanel dans son soutien au Mobile Art et s’interroge sur un des effets de la crise, à savoir, le soutien de l’industrie du luxe à l’art contemporain. Il sera intéressant de voir comment la structure démontable de 700m2 et de 6 mètres de haut va être mobilisée. Extrait de l’article d’Emmanuelle Lequeux titré « Avec la crise, le luxe s'interroge sur son soutien à l'art contemporain. » :
« La crise va-t-elle prononcer le divorce entre l'art contemporain et le monde du luxe ?... (...)... c'est Chanel qui a réalisé le plus gros coup avec son Mobile Art. Or la marque vient de stopper ce projet… (…)… Mais "compte tenu des prédictions peu brillantes concernant l'économie", la marque a préféré renoncer à cette "opération d'image" afin de "se recentrer sur des investissements plus stratégiques", à savoir "le produit". La structure de Zaha Hadid, étonnante coquille blanche, pourrait toutefois être implantée en banlieue parisienne. Certains murmurent que le créateur Karl Lagerfeld pourrait y organiser un défilé. Manière de rentabiliser l'investissement colossal (plusieurs millions d'euros), "équivalent à une campagne de publicité avec Nicole Kidman", dit-on chez Chanel… »
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6 janv. 2009

Candidature de Jean-Jacques Aillagon à la “rue de Valois”

par Aude de Kerros.
« Jean Jacques Aillagon fait en quelque sorte dans cet entretien acte de candidature à la fonction de Ministre de la Culture. Je vous ai compris! Par un effet d'annonce: « La question de la suppression du Ministère de la culture peut se poser » (voir Le Monde, édition du 30 décembre 2008, Jean-Jacques Aillagon signale à l'attention de L'Elysée et de Matignon sa disponibilité et sa capacité à réaliser une politique qui pourrait à la fois leur plaire, mais aussi plaire à ceux qui critiquent l'art officiel de la rue de Valois, plaire aux Régions – aux socialistes - qui aimeraient exercer leur indépendance culturelle, et n'irait pas pour autant contre les intérêts des fonctionnaires culturels... Il est l'homme capable d'effectuer la quadrature du cercle!... »
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5 janv. 2009

Le Musée du Verre de Conches et le Ministère de la culture.

par Christian Siloé.
« Le mois dernier, j’informais les artistes verriers et leurs galeries, des photographes et les lecteurs de mon site que la Délégation Nationale pour les Arts plastiques avait demandé au FRAM (Fond régional d’acquisition pour les musées) de ne plus se prononcer sur les achats du Musée du Verre. L’entrée de collections photographiques dans les collections du musée et l’état d’avancement du projet scientifique, pourtant en cours d’élaboration avec le personnel de la DRAC, servait de prétexte pour justifier cette décision… »
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30 déc. 2008

Retour sur le film « Musée haut, musée bas ».

par Michel De Caso.
« Le dernier film de Jean-Michel Ribes, "Musée haut, musée bas", tiré de sa pièce de théâtre du même nom, est d'abord une comédie soutenue par une pléiade d'acteurs et une série de scènes satiriques. Les relations à l'art entre le public et les professionnels de la culture sont examinées sur le mode burlesque au travers de l'univers d'un musée qui pourrait être un super musée post-moderne… » Chronique publiée sur le site Le Monde.fr du 29 décembre 08.
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23 déc. 2008

L'effondrement du "financial art".

par Aude de Kerros.
Point de vue publié dans le Journal Le Monde, édition du 24 décembre 08.
« New York est considéré comme la capitale de l'art depuis presque quatre décennies. New York a fait de l'art contemporain (AC) un "financial art", dont la valeur s'élabore grâce à un jeu entre collectionneurs tout à la fois membres des conseil d'administration des musées et des fondations, propriétaires de supports médiatiques, de maisons de vente et de galeries…»
Cliquez ici pour lire la totalité de l'article sur le site du journal Le Monde.

21 déc. 2008

Une année 2009 pleine de couleurs.

Fred Forest nous a transmis les vœux de "Culturesfrance" qu’il vient de recevoir, en tenant à partager ces voeux avec tous les artistes connus et inconnus qui pourront librement, et sans droit d'auteur, les répercuter a leur tour. Dans un signe de détente et de compréhension mutuelle, nous prolongeons son souhait en publiant ici les vœux de "Culturesfrance" qui appelle à une année 2009 pleine de couleurs. On sait que le slogan de "Culturesfrance" est de « Relier les cultures du monde ». Pour l’heure, souhaitons comme Fred Forest nous l’a indiqué le plein rayonnement des artistes français a l'étranger et celui des artistes étrangers en France et espérons que ces vœux ne soient pas comme les vœux des marins, ceux-là qu’on oublie après l’orage.*


*« Les serments d’amour sont comme les vœux des marins, on les oublie après l’orage.»
John Webster

13 déc. 2008

Un bouquet final.

« Oui, André Rouillé, puisque vous revenez sur Koons à Versailles, j’en profite pour reconnaître une extrême habileté à Koons et son équipe. Devant tant de stratagème et d’art consommé, l’événement Koons à Versailles avait déjà le goût sucré de l’artifice salé. Avec les prétentions métaphysiques et les angoisses existentielles gentiment exhibées par Koons dans son interview du 29 novembre à Libération, l’artifice salé vire au feu d’artifice. Un bouquet final en somme, la fin d’une époque… »
Entre humour et expectative, bref commentaire de Michel De Caso à l’éditorial d’André Rouillé "L'art politique de Jeff Koons" paru dans Paris Art n° 259 (11 déc.08).
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10 déc. 2008

Art contemporain novembre 2008 : le rideau tombe, les certitudes aussi…

par Michel De Caso.
« En préliminaire, deux citations : " ... pour tous ceux qui se refusent à considérer l'art comme une branche spécialisée du luxe et du divertissement ...". " Art de gamins blasés et de bébés rassasiés, d'enfances gâtées...". La première citation est extraite de l'article de Philippe Dagen, L'art entre provocation et cynisme, paru dans Le Monde (édition du 1-11-08). La seconde vient de l'article d'Olivier Jullien, L'art contemporain : le triomphe des cyniques également publié dans Le Monde (édition du 27-11-08)... »
Chronique publiée sur le site Le Monde.fr du 9 décembre 08.
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3 déc. 2008

Lettre ouverte à Olivier Jullien.

par Michel De Caso.
« Monsieur,
Les propos que vous exprimez dans votre article " L’art contemporain, le triomphe des cyniques " publié dans le journal Le Monde du 27 novembre 08 (1) sont perspicaces. Les lire dans Le Monde semble signifier que ce journal rend désormais mieux compte d’une réalité artistique bien plus complexe et diversifiée que les grands médias le laissent croire habituellement et c’est tant mieux… »
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(1) Lire l'article d'Olivier Jullien sur le site du journal Le Monde

25 nov. 2008

Morale de la crise, crise de la morale.

par Laurent Danchin.
« Si quelque chose fait l’unanimité des experts, dans tout ce que l’on peut lire ou entendre sur la crise actuelle, c’est la sous-estimation systématique du point de vue moral, écarté a priori comme naïveté ou enfantillage, ou considéré comme inopérant face à un problème présenté sous un jour purement technique. Tout le monde en effet s’entend pour accuser globalement le "système" et proposer des diagnostics visant à corriger ses erreurs, ses dérives ou ses illusions, ... »
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24 nov. 2008

Les bobos enfin démasqués…

par Jacques-Yves Rossignol.
Trois textes : « Les bobos enfin démasqués » ; « Une problématique contemporaine fondamentale : la dissociation esthétique, éthique, politique, rhétorique. » ; « L'invention rhétorique contre la dérision généralisée ».
« Les approches anecdotiques du problème de l’invasion du coeur de Paris par les "bobos" ne manquent pas particulièrement. Ces approches ont d’ailleurs tout pour leur plaire, aux bobos : elles sont superficielles, frivoles, futiles. On tiendra ici un autre langage, ayant une certaine prétention à la densité et même, horreur, à l’expression de la vérité... »
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14 nov. 2008

Sur « la vérité muette des grandes œuvres d’art ».

« La beauté d’une fleur, ou d’une femme, ou d’une aurore ne lui appartient pas ; elle est signe magique réveillant le souvenir oublié ou l’étrange nostalgie d’une présence en puissance, donc infiniment cachée. D’où la vivante énigme, la vérité muette des grandes œuvres d’art. »
« Quel que soit l’art que l’on pratique, s’il n’est pas un moyen d’accéder à la Sophia (Sagesse et pouvoir de Connaissance) il est fatalement impuissant et stérile comme l’arbre sec privé de fruits. »
Michel Camus, in Aphorismes sorciers, éditions du Rocher.

5 nov. 2008

Politique sans électeur.

par Sophie Taam.
« Dans la lignée de plus de deux décennies d’art officiel français, excluant les artistes de toute instance décisionnaire, le gouvernement a fait ses réformes dans le copieux mépris des artistes et associations d’artistes indépendantes. Les institutionnels culturels, en revanche, ont eu droit à plus de respect et d’écoute gouvernemental. Cette dichotomie de traitement est, hélas, significative des rapports de force politiques entre les artistes, pourtant les vrais moteurs de toute « l’industrie culturelle » française et les institutionnels, qui tiennent véritablement les rênes du pouvoir... »
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4 nov. 2008

Lorsque les événements vous échappent…

par Michel De Caso.
« Lorsque les événements vous échappent, feignez de les avoir organisés. Cette formule subtile (*) pourrait fort bien s’appliquer à une nouvelle attitude qui se répand comme une tache d’huile : la critique de l’art contemporain financier, provocateur et vide de sens.
Il semble en effet que la critique de cet art contemporain outrancier devienne consensuelle. Nombreux sont désormais ceux qui s’engouffrent dans cette critique, oubliant sans vergogne que celle-ci a été menée par d’autres depuis longtemps, souvent pour des raisons comparables puisque le malaise dans le système de l’art contemporain n’est pas né avec la crise actuelle du capitalisme mondial !
Bien sûr, le processus opportuniste qui est en jeu ici est connu : il s’agit de tirer parti des circonstances, quitte à renier ce que l’on défendait jusqu’alors, le but étant de maintenir des prérogatives.
Mais soyons constructifs et ne restons pas sur le plan de la critique. Pensons aux propositions laissées sciemment dans les poubelles de l’histoire artistique contemporaine. Loin de nous l’idée de dresser des listes mais, à l’adresse des laissés pour compte, voici une formule de Cocteau qui leur est spécialement dédiée : " Moins une œuvre est comprise, moins vite elle ouvre ses pétales et moins vite elle se fane. " Que ce qui doit se passer se passe donc … »

(*) tirée de celle de Jean Cocteau : « Puisque ces mystères me dépassent, feignons d’en être l’organisateur.»

20 oct. 2008

Vers la fin du système de l’art contemporain ?

par Fred Forest.
Colloque International Artmedia X
, 12 et 13 décembre 08, BNF et INHA : ouverture des travaux Edgar Morin. Esthétique, Ethique, Communication technologique ou le destin du sens. Concept et organisation Mario Costa / Fred Forest.
« Sommes-nous au commencement de la fin pour le système de l'art contemporain? L'art contemporain, l'art du marché, l'art institutionnel et officiel qu'on nomme aussi l'art d'affaires, va-t-il survivre à la crise? Au moment où se termine la sixième édition de la Frieze de Londres dans la morosité et va s'ouvrir la FIAC parisienne, qui selon le journal Le Monde est attendu au tournant (Edition du Dimanche 19-Lundi 20 octobre 08) ce colloque international tombe à point nommé, au moment où la crise financière fait trembler l'économie sur ses assises. La question qui se pose maintenant de façon drastique pour un certain art officiel, du marché et institutionnel, c'est celle de sa légitimité, de la validité et pérennité de ses valeurs ? Ce colloque, qui se veut ouvert et non structuré, laisse à chacun (voir le nom des participants sur notre site) la liberté d'aborder la réflexion sous un angle qui lui est propre. De fait, un processus d'accélération est maintenant engagé. Les crises sont aussi l'occasion salutaire de remettre les compteurs à zéro. Ce qui est sûr, c'est qu'à ce titre ce colloque fera date, tant par la qualité de ses intervenants pour traiter du sujet que par sa double pertinence et nécessité, en regard de l'actualité et du devenir du symbolique dans nos sociétés. »
Plus d’informations en cliquant ici.

19 oct. 2008

Daniel Druet, fabuliste de l’Art Contemporain.

par Christine Sourgins.
« Daniel Druet serait-il en train d’élargir la grande volière de l’Art contemporain ? On se souvient du perroquet de Marcel (Broodthaers) qui fit jaser la Ville de Paris, des pigeons dévoreurs d’enfants de Kader Attia, de la terrible Mouette (à tête de fœtus humain) du chinois Xiao Yu et, bien sûr, de l’autruche de Maurizio Cattelan, métaphore du monde de l’Art, pris la tête sous le sable… »
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18 oct. 2008

Luna Park au Château de Versailles.

par Carole Senille-Rapatel.
« Depuis une quarantaine d’années, allant crescendo, une véritable frénésie s’est emparée de nos dirigeants culturels en faveur de la théorie de la "table rase" venue d’outre-atlantique, pays sans passé culturel pour lequel il n’y avait rien à perdre et tout à gagner. La fameuse "exception culturelle française" dont on nous rebat les oreilles semble consister dans le domaine des Arts plastiques à mettre en arrière plan, voire occulter, nos propres artistes au bénéfice des étrangers glorifiés par les organismes officiels… »
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14 oct. 2008

Abracadabra !

par Michel De Caso.
« Devant la situation abracadabrantesque de la crise financière actuelle, entre les annonces des dettes des États suivies par d’autres annonces de ces mêmes États qui s’engagent à offrir des mannes financières providentielles aux banques, entre les records boursiers tantôt à la baisse tantôt à la hausse, on en se sait plus au juste où nous nous en sommes. Notre entendement a du mal à suivre la logique étatique et celle des marchés, si éloignée de la gestion en bon père de famille telle qu’elle est pratiquée par la majorité d’entre nous. A moins que tout cela soit virtuel et que nous n’y comprenions vraiment plus rien... »
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