« L’artiste britannique Damien Hirst (43 ans) ne connaît pas la crise, c’est le moins qu’on puisse dire. En deux jours, lors de la vente aux enchères chez Sotheby’s de Londres des 15 et 16 septembre derniers, 223 des ses œuvres se sont vendues directement sans passer par les galeries pour un montant de plus de 140 millions d’Euros (près de 920 millions de Francs) ! Ce chiffre record obtenu lors d’une vente consacrée à un seul artiste fait de Hirst l’artiste le plus cher de l’histoire. L’œuvre ô combien emblématique a été « The Golden Calf » (le veau d’or) qui a atteint la somme de 13 millions d’Euros. Un véritable veau d’or qui vaut de l’or. Il s’agit d’une installation consistant à montrer un veau de 18 mois placé dans un aquarium rempli d’une solution de formol. Les sabots du feu animal ainsi que ses cormes et un disque placé au-dessus de son crâne sont en or 18 carats. Nous nageons en pleine démesure, comme dans un bain de formol et pourtant, c’est bien réel. La réalité, encore une fois, dépasse la fiction. La vedette britannique a estimé que vendre directement sans passer par les galeries, c’était pour lui « plus démocratique ». Certes, mais tellement plus rentable, aussi ! Sinon, le précédent record d’une vente aux enchères consacrée à un seul artiste était la vente de 88 œuvres de Picasso en 1993. Vive la jeunesse décomplexée ! Voir le site de Sotheby’s et le fichier pdf sur les œuvres de Hirst accessible sur le même site. »
18 sept. 2008
Sa petite entreprise, elle connaît pas la crise !
« L’artiste britannique Damien Hirst (43 ans) ne connaît pas la crise, c’est le moins qu’on puisse dire. En deux jours, lors de la vente aux enchères chez Sotheby’s de Londres des 15 et 16 septembre derniers, 223 des ses œuvres se sont vendues directement sans passer par les galeries pour un montant de plus de 140 millions d’Euros (près de 920 millions de Francs) ! Ce chiffre record obtenu lors d’une vente consacrée à un seul artiste fait de Hirst l’artiste le plus cher de l’histoire. L’œuvre ô combien emblématique a été « The Golden Calf » (le veau d’or) qui a atteint la somme de 13 millions d’Euros. Un véritable veau d’or qui vaut de l’or. Il s’agit d’une installation consistant à montrer un veau de 18 mois placé dans un aquarium rempli d’une solution de formol. Les sabots du feu animal ainsi que ses cormes et un disque placé au-dessus de son crâne sont en or 18 carats. Nous nageons en pleine démesure, comme dans un bain de formol et pourtant, c’est bien réel. La réalité, encore une fois, dépasse la fiction. La vedette britannique a estimé que vendre directement sans passer par les galeries, c’était pour lui « plus démocratique ». Certes, mais tellement plus rentable, aussi ! Sinon, le précédent record d’une vente aux enchères consacrée à un seul artiste était la vente de 88 œuvres de Picasso en 1993. Vive la jeunesse décomplexée ! Voir le site de Sotheby’s et le fichier pdf sur les œuvres de Hirst accessible sur le même site. »
17 sept. 2008
Château de Fontainebleau ? Comme à Versailles !
Plus d’information avec le site du Château de Fontainebleau. A noter l’article du Monde du 12 septembre 08 « Eléphant en équilibre et escarpolette à ventilateurs à Fontainebleau » dans lequel Emmanuelle Lequeux fait preuve d’une réelle perspicacité. (MDC)
16 sept. 2008
L'esthétisme - contribution à l'identification de la problématique politique à venir.
« L'esthétisme - contribution à l'identification de la problématique politique à venir » . Extrait : « L'une des réalités massives de ce temps, c'est sans aucun doute l'effort consenti pour mettre la culture en général, et l'art en particulier, à la portée de tous, à la disposition de chacun. C'est un fait d'observation qu'expositions, festivals, revues d'art, galeries, abondent, pullulent, surabondent. C'est un autre fait d'observation que le milieu qui produit de l'art constitue un monde relativement autonome, relativement réservé, et très fortement hiérarchisé. On a donc, grosso-modo, une double coupure, d'une part entre les producteurs d'art et les connaisseurs ("les artistes", "les critiques") et les simples consommateurs ("le public"), d'autre part entre les producteurs d'art peu valorisés ou dévalorisés ("les ringards", "les ploucs") et les producteurs d'art fortement valorisés ("les branchés", "les artistes" proprement dits)… »
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15 sept. 2008
L'implosion du Sacré.
« L’exposition "Traces du Sacré", qui vient d’avoir lieu à Paris (Beaubourg) fut un événement peu, mal ou pas compris qu’il convient d’analyser dans la mesure où il crée de la "réalité" et de l’ "Histoire" au sens médiatique et conceptuel du terme. Mais on ne peut laisser cette "réalité" s’installer sans en faire la critique cultivée et approfondie. Cette exposition marque en France un tournant historique dans la compréhension de la modernité et de la postmodernité. Elle souligne pour la première fois, de façon officielle, les profonds rapports entre la modernité en art et les courants para gnostiques et ésotériques très divers qui ont sous-tendu les utopies politiques, artistiques et scientifiques du XIXe et XXe siècle… »
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14 sept. 2008
L’art contemporain et ses institutions – le paradoxe -
« L'Art, de tout temps, a principalement été le fait du "Prince" et dans les années 80 l’Etat français a décidé de renouer avec une tradition, chère à l'Ancien Régime mais aussi à la Troisième République, celle de l’achat et la commande publics. L’Art académique ou "Pompier" d’alors se devait de respecter les critères dictés par l’Académie des Beaux-Arts. Aujourd’hui, la Délégation aux Arts Plastiques, nouvelle instance de tutelle du goût, adopte des règles plus internationales mais dans le genre toutes aussi strictes et, généralement, elle ne considère comme vraiment contemporaines et digne d’attention que les œuvres à caractère conceptuel, cela, au détriment de la peinture au sens propre du terme… »
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12 sept. 2008
Un avis lucide : « Opération Koons à Versailles ».
Extrait de son éditorial : « Mais il n’est pas certain que l’art y gagnera beaucoup dans sa capacité à émouvoir, à faire éprouver, ressentir, percevoir quelques unes des intensités du monde d’aujourd’hui. Car la spéculation financière entraîne tout ce qu’elle touche dans sa surenchère quantitative: l’artiste le plus célèbre, les cotes les plus élevées du marché, le lieu le plus prestigieux, le directeur au parcours le plus brillant, les œuvres les plus extravagantes, la logistique artistique la plus grosse (Jeff Koons emploie en permanence près de 100 personnes), etc. Tout cela est assurément une bonne matière à business, mais moins certainement un contexte artistique favorable.
Le risque est grand que cette frénésie spéculative affecte les œuvres dans leur sensibilité, leur réceptivité, leur capacité à résonner avec le monde, la spéculation ossifiant les œuvres en marchandises, et dissolvant leur valeur artistique dans leur valeur d’échange. Il est à craindre que cette opération creuse la distance entre l’art et le monde, et accélère l’autisme de l’art vis-à-vis du monde. (André Rouillé) ».
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8 sept. 2008
Koons à Versailles ou l’illusion d’une querelle anciens/modernes.
« Avec l'opposition qui s'est cristallisée contre l'exposition de Jeff Koons au Château de Versailles, il parait facile d'invoquer une prétendue querelle des anciens et des modernes. Les anciens seraient les partisans d'une certaine tradition et seraient opposés à cette exposition tandis que les modernes y seraient favorables. Une nouvelle querelle entre les anciens et les modernes serait ainsi en jeu et l'exposition Jeff Koons Versailles en serait le révélateur. Ce raccourci simpliste pourrait certes être commode pour ridiculiser les opposants. Pourtant, s’il y a bien quelque chose qui soit caduque aujourd’hui, c’est cette vaine opposition entre les anciens et les modernes. Pourquoi ?
Qui pourrait encore prétendre aujourd’hui que ce qui se passera demain sera nécessairement positif ? De même, qui pourrait soutenir que ce qui s’est passé hier était indubitablement meilleur que ce qui se passe aujourd’hui. La croyance au progrès infini ne serait-elle pas aussi illusoire que celle qui consiste à avoir du passé une vision nostalgique et idyllique ? Concernant l’exposition Koons Versailles et pour vous faire une opinion, voici deux liens :
- site du château de Versailles.
- site de la coordination de défense de Versailles. »
18 août 2008
L’art (contemporain) de bâtir des fortunes avec du vent.
Nous ne pouvons que vous inviter à lire cette excellente étude de Philippe Pataud Célérier qui, à partir d’exemples circonstanciés, met à jour un état de fait désormais irréfutable. Il finit son analyse d’une façon désabusée qui, pourtant, exprime bien la situation dans laquelle nous sommes : « Mais, après tout, pourquoi une tête de vache pourrie ne pourrait-elle pas faire partie de l’art qui se fait, quand l’art, défait de ses "prétentions traditionnelles à l’autonomie esthétique, rappelle Hans Beling (*), est désormais compris comme un système parmi d’autres de compréhension et de reproduction symbolique du monde." ? Fût-il en décomposition. »
(*) Hans Beling, L’histoire de l’art est-elle finie ?, Gallimard, Paris, réédition 2007.
Visiter le site du Monde Diplomatique
1 août 2008
Le cas français.
En voici un extrait sur cette spécialité française qui consiste à ne reconnaître les artistes travaillant et vivant en France qu’une fois qu’ils ont été reconnus à l’étranger : « Les conservateurs essayant d’exporter des artistes s’entendent répondre "mais pourquoi donc ne les exposez-vous pas d’abord chez vous". Dans le meilleur des cas, certains artistes se retrouvent dans une situation qui pour le moins pose question : avoir une première exposition dans un musée étranger avant de pouvoir le faire dans son propre pays… »
Lire la totalité de la pétition
12 juil. 2008
Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.
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2 juil. 2008
Don’t stop running, boys and girls !
N’y a-t-il pas de quoi être décoiffé par le passage du souffle des coureurs et d’être emporté par la portée hautement métaphysique de l’idée proposée ? Les organisateurs, ayant gardé les pieds sur terre, n’en n’oublient pas pour autant d’inviter les visiteurs à ne pas gêner les coureurs, et ce, pour des raisons de sécurité.
Vous pourrez participer à ce moment ludique et initiatique jusqu’au 16 novembre 08. N’oubliez pas, si vous y allez, de jouer le jeu : cela fait partie des règles. Allez-y comme si votre vie en dépendait, entre les deux points qui vous intéressent : le moment de votre naissance et celui de votre mort. Entre les deux, ne s'agit-il pas de remplir et de faire du vent, beaucoup de vent ? Cette exposition (?) devrait vous y aider… La partie continue… (Michel De Caso)
27 juin 2008
« Faut-il tuer les artistes pour sauver le marché de l’art ? »
9 juin 2008
Sacrément tracé, en tout cas.
« Pour réaliser une exposition "blockbuster", c'est-à-dire un événement controversé propre à attirer la curiosité, la polémique dans les médias et la foule au musée, il faut un préjugé à détruire. Le “concept” de l'exposition au Centre Pompidou "Traces du sacré" (7 mai -11 août) est que l'art “moderne” et “contemporain” n'est pas, comme on le croit communément, athée, matérialiste, révolutionnaire et rationnel mais spirituel, métaphysique et sacré...»
Cliquez ici pour lire la suite.
21 mai 2008
Polémique autour de l’expo Jan Fabre au Louvre.
5 mai 2008
1968 ? Aboutissant ou point de départ ? Les deux, mon général !
30 avr. 2008
L’absolu change, la quête reste.
29 avr. 2008
« L’art contemporain indien - Un marché explosif »
C'est ce titre évocateur qu’a choisi Art Price pour nommer son analyse de la situation économique de l’art contemporain indien dont le secteur, en début 2008, « affichait un indice des prix en hausse de 830% sur la décennie ! ». « Au milieu des années 90, la forte croissance indienne fait émerger une nouvelle génération de mécènes prêt à investir dans l’art de leurs concitoyens. Aujourd’hui, la demande est mondiale et grandissante, portée par un climat très spéculatif aux possibilités d’allers retour alléchants. Les nouvelles étoiles de l’art indien sont disputées à Hong-Kong et Dubaï, Londres et New-York, New Delhi et Paris. Dopé par des ventes spécialisées, la progression de l’art contemporain indien est impressionnante...»
Lire directement l'article d'Art Price.
24 avr. 2008
Performance : « Fabre dans la peau de Mesrine ».
Le Midi-Libre, 24 avril 2008.
19 avr. 2008
Rancillac, Fromanger, Monory, Cueco et les autres…
En parallèle de l’exposition sur la Figuration Narrative (1960-72) qui a lieu au Grand Palais jusqu’au 13 juillet, Arte TV propose un bon documentaire de François Lévy-Kuentz (France, 2008) intitulé « Quand l’art prend le pouvoir.» Soutenus par d'intéressantes images d'archives, les artistes de la Figuration Narrative, comme Rancillac, Fromanger, Monory, Cueco, Adami, Télémaque ou encore Erro racontent leurs expériences des années 60 et leur prise directe avec les événements d’alors. Le documentaire est convaincant et révèle combien s’est joué à partir du début des années 70 la politique culturelle française en matière d'art contemporain. Un documentaire donc à voir, en plus de l’exposition du Grand Palais. Dans cette exposition, on notera particulièrement deux œuvres significatives. La série de 8 tableaux réalisés en 1965 par Gilles Aillaud, Edouardo Arroyo et Antonio Recalcati : Vivre et laisser mourir ou la fin tragique de Marcel Duchamp. La peinture collective réalisée par la Coopérative des Malassis en 1972 : Le Grand Méchoui ou douze ans d’histoire (14 panneaux sont visibles au Grand Palais sur les 49 d’origine).
Arte : 19 avril, 18h05 / Redif. : 21 avril, 5h / 28 avril, 9h55.
Présentation sur le site d’Arte TV - partie 1 - partie 2 -
17 avr. 2008
Censure, pas censure ?
Dans son éditorial de Paris-Art.com, André Rouillé s’insurge contre ce qu'il considère comme un retour de la censure et de l’autocensure : « On ne compte plus, dans le domaine de l’art en France, les cas de censure, qui ne sont que la partie visible d’une sorte d’atmosphère souterraine et sourde, souvent déniée et refoulée, d’autocensure. » Selon André Rouillé, nous vivrions un « mai 68 à l’envers ». « Dénoncer l’emblématique slogan "Il est interdit d’interdire", comme le chef de l’État s’y est amplement employé, aboutit à refermer la perspective de libertés, d’audaces et de possibles qu’il traçait, à substituer au pouvoir de l’imagination le règne des interdits, des frustrations : de la censure. » Il finit son analyse ainsi : « Il était " interdit d’interdire", il est désormais interdit de rêver. » Comme souvent ici, nous n’aurons ni l’outrecuidance ni la naïveté de vouloir imposer notre lecture de l’idéologie de 68 (ou plus exactement ce qu'il en reste), spécialement au sujet du rapport fusionnel qui existe entre cette idéologie infantilo-libertine (plus que libertaire) et les intérêts du marché capitaliste new-look. Nous invitons donc chacun à lire le texte d’André Rouillé et à se forger son propre sentiment.
10 avr. 2008
Les trente-neuf salles.
On se souvient du film "Les trente-neuf marches" d'Alfred Hitchcock. Ici, il ne s’agit ni d’un remake de ce film d’espionnage, ni de cinéma. Nous sommes bien dans la réalité et il s’agit même d’une première pour un artiste vivant qui occupe 39 salles au Louvre (1). L’artiste vivant en question est le belge Jan Fabre. « Le plasticien choc anversois a été choisi pour établir "un dialogue entre artistes du passé et artiste vivant" » : tel est le sous-titre que la rubrique « culture et loisir » de France2.fr a choisi pour son article.
Lire cet article.
(1) Aile Richelieu, salles des peintures des Ecoles du Nord, 2° étage. A noter qu'une performance est prévue pour le mardi 22 avril, de 19h à 23h30.
4 avr. 2008
Les enfants regardent enfin la peinture...
3 avr. 2008
Etats-Unis, l'or. Royaume-Uni, l'argent. Chine, le bronze.
Au moment où la Chine s'élève au 3ème rang mondial et que la France quitte le trio de tête et passe au 4ème rang selon le rapport d’ArtPrice «tendances du marché de l’art en 2007», la ministre de la Culture et de la Communication présente un «plan de renouveau pour le marché de l’art français». Christine Albanel n’a pas retenu toutes les trente sept propositions du rapport de Martin Berthenod, actuel codirecteur de la FIAC et ancien délégué aux arts plastiques. Il en est ainsi de la déduction du revenu imposable pour les particuliers d’une partie des achats d’œuvres d’artistes vivants. Par contre, la possibilité de souscription d’un emprunt à taux zéro pour l’achat d’une œuvre d’art a été retenue. Lire l’article du Monde du 2 avril 08, par Harry Bellet : «Christine Albanel : "Votre banquier peut vous encourager à soutenir les jeunes artistes"».
2 avr. 2008
Et pendant ce temps, le marché de l’art flambe !
Télécharger le rapport annuel d’ArtPrice sous la forme PDF (44 pages).
1 avr. 2008
Chef d’entreprise, artiste et milliardaire.
Portrait de Thierry Ehrmann à la Demeure du Chaos. France 2, Envoyé Spécial du 23 fév.2006. Le chaos porté au niveau du sacré ou quand l’art et les finances se complètent merveilleusement… Une œuvre au Noir ? Ah bon ! (attention, ceci n’est pas un poisson d’avril) Voir la vidéo (1/2 h)