18 sept. 2008

Sa petite entreprise, elle connaît pas la crise !

par Michel De Caso.
« L’artiste britannique Damien Hirst (43 ans) ne connaît pas la crise, c’est le moins qu’on puisse dire. En deux jours, lors de la vente aux enchères chez Sotheby’s de Londres des 15 et 16 septembre derniers, 223 des ses œuvres se sont vendues directement sans passer par les galeries pour un montant de plus de 140 millions d’Euros (près de 920 millions de Francs) ! Ce chiffre record obtenu lors d’une vente consacrée à un seul artiste fait de Hirst l’artiste le plus cher de l’histoire. L’œuvre ô combien emblématique a été « The Golden Calf » (le veau d’or) qui a atteint la somme de 13 millions d’Euros. Un véritable veau d’or qui vaut de l’or. Il s’agit d’une installation consistant à montrer un veau de 18 mois placé dans un aquarium rempli d’une solution de formol. Les sabots du feu animal ainsi que ses cormes et un disque placé au-dessus de son crâne sont en or 18 carats. Nous nageons en pleine démesure, comme dans un bain de formol et pourtant, c’est bien réel. La réalité, encore une fois, dépasse la fiction. La vedette britannique a estimé que vendre directement sans passer par les galeries, c’était pour lui « plus démocratique ». Certes, mais tellement plus rentable, aussi ! Sinon, le précédent record d’une vente aux enchères consacrée à un seul artiste était la vente de 88 œuvres de Picasso en 1993. Vive la jeunesse décomplexée ! Voir le site de Sotheby’s et le fichier pdf sur les œuvres de Hirst accessible sur le même site. »

17 sept. 2008

Château de Fontainebleau ? Comme à Versailles !

Avec l’exposition « Château de Tokyo / Palais de Fontainebleau » (jusqu'au 17 novembre 08), les œuvres dites contemporaines s’installent sans retenue dans le Château de Fontainebleau et la permutation des mots « château » et « palais » dans le titre de l’expo substituant le Palais de Tokyo au Château de Fontainebleau et vice versa est là pour officialiser encore plus ledit mixage. Constatons que dans de tels lieux historiques, les œuvres AC sont sur-valorisées et le public qui boudait ce type d’œuvres se voit contraint de subir ces « combine - exhibitions ». Désormais, avec les musées, les châteaux et même les églises ouvertes à l’AC, il devient difficile de trouver un lieu historique propre à prendre du recul sur les temps présents et à venir…
Plus d’information avec le site du Château de Fontainebleau. A noter l’article du Monde du 12 septembre 08 « Eléphant en équilibre et escarpolette à ventilateurs à Fontainebleau » dans lequel Emmanuelle Lequeux fait preuve d’une réelle perspicacité. (MDC)

16 sept. 2008

L'esthétisme - contribution à l'identification de la problématique politique à venir.

par Jacques-Yves Rossignol.
« L'esthétisme - contribution à l'identification de la problématique politique à venir » . Extrait : « L'une des réalités massives de ce temps, c'est sans aucun doute l'effort consenti pour mettre la culture en général, et l'art en particulier, à la portée de tous, à la disposition de chacun. C'est un fait d'observation qu'expositions, festivals, revues d'art, galeries, abondent, pullulent, surabondent. C'est un autre fait d'observation que le milieu qui produit de l'art constitue un monde relativement autonome, relativement réservé, et très fortement hiérarchisé. On a donc, grosso-modo, une double coupure, d'une part entre les producteurs d'art et les connaisseurs ("les artistes", "les critiques") et les simples consommateurs ("le public"), d'autre part entre les producteurs d'art peu valorisés ou dévalorisés ("les ringards", "les ploucs") et les producteurs d'art fortement valorisés ("les branchés", "les artistes" proprement dits)… »
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15 sept. 2008

L'implosion du Sacré.

par Aude de Kerros.
« L’exposition "Traces du Sacré", qui vient d’avoir lieu à Paris (Beaubourg) fut un événement peu, mal ou pas compris qu’il convient d’analyser dans la mesure où il crée de la "réalité" et de l’ "Histoire" au sens médiatique et conceptuel du terme. Mais on ne peut laisser cette "réalité" s’installer sans en faire la critique cultivée et approfondie. Cette exposition marque en France un tournant historique dans la compréhension de la modernité et de la postmodernité. Elle souligne pour la première fois, de façon officielle, les profonds rapports entre la modernité en art et les courants para gnostiques et ésotériques très divers qui ont sous-tendu les utopies politiques, artistiques et scientifiques du XIXe et XXe siècle… »
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14 sept. 2008

L’art contemporain et ses institutions – le paradoxe -

par Marc Verat.
« L'Art, de tout temps, a principalement été le fait du "Prince" et dans les années 80 l’Etat français a décidé de renouer avec une tradition, chère à l'Ancien Régime mais aussi à la Troisième République, celle de l’achat et la commande publics. L’Art académique ou "Pompier" d’alors se devait de respecter les critères dictés par l’Académie des Beaux-Arts. Aujourd’hui, la Délégation aux Arts Plastiques, nouvelle instance de tutelle du goût, adopte des règles plus internationales mais dans le genre toutes aussi strictes et, généralement, elle ne considère comme vraiment contemporaines et digne d’attention que les œuvres à caractère conceptuel, cela, au détriment de la peinture au sens propre du terme… »
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12 sept. 2008

Un avis lucide : « Opération Koons à Versailles ».

A lire l’analyse lucide d’André Rouillé dans PairsArt n°246 titrée « Opération Koons à Versailles ».
Extrait de son éditorial : « Mais il n’est pas certain que l’art y gagnera beaucoup dans sa capacité à émouvoir, à faire éprouver, ressentir, percevoir quelques unes des intensités du monde d’aujourd’hui. Car la spéculation financière entraîne tout ce qu’elle touche dans sa surenchère quantitative: l’artiste le plus célèbre, les cotes les plus élevées du marché, le lieu le plus prestigieux, le directeur au parcours le plus brillant, les œuvres les plus extravagantes, la logistique artistique la plus grosse (Jeff Koons emploie en permanence près de 100 personnes), etc. Tout cela est assurément une bonne matière à business, mais moins certainement un contexte artistique favorable.
Le risque est grand que cette frénésie spéculative affecte les œuvres dans leur sensibilité, leur réceptivité, leur capacité à résonner avec le monde, la spéculation ossifiant les œuvres en marchandises, et dissolvant leur valeur artistique dans leur valeur d’échange. Il est à craindre que cette opération creuse la distance entre l’art et le monde, et accélère l’autisme de l’art vis-à-vis du monde. (André Rouillé) ».
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8 sept. 2008

Koons à Versailles ou l’illusion d’une querelle anciens/modernes.

par Michel De Caso.
« Avec l'opposition qui s'est cristallisée contre l'exposition de Jeff Koons au Château de Versailles, il parait facile d'invoquer une prétendue querelle des anciens et des modernes. Les anciens seraient les partisans d'une certaine tradition et seraient opposés à cette exposition tandis que les modernes y seraient favorables. Une nouvelle querelle entre les anciens et les modernes serait ainsi en jeu et l'exposition Jeff Koons Versailles en serait le révélateur. Ce raccourci simpliste pourrait certes être commode pour ridiculiser les opposants. Pourtant, s’il y a bien quelque chose qui soit caduque aujourd’hui, c’est cette vaine opposition entre les anciens et les modernes. Pourquoi ?
Qui pourrait encore prétendre aujourd’hui que ce qui se passera demain sera nécessairement positif ? De même, qui pourrait soutenir que ce qui s’est passé hier était indubitablement meilleur que ce qui se passe aujourd’hui. La croyance au progrès infini ne serait-elle pas aussi illusoire que celle qui consiste à avoir du passé une vision nostalgique et idyllique ? Concernant l’exposition Koons Versailles et pour vous faire une opinion, voici deux liens :
- site du château de Versailles.
- site de la coordination de défense de Versailles. »

18 août 2008

L’art (contemporain) de bâtir des fortunes avec du vent.

C’est en tentant de répondre à la question "Qui fixe la valeur d’une création ?" que Philippe Pataud Célérier en arrive à proposer ce titre "L’art (contemporain) de bâtir des fortunes avec du vent" pour nommer son analyse parue dans le Monde diplomatique d’août 2008. Ce titre, au-delà de son humour, est loin d’être racoleur puisqu’il résume précisément la situation telle qu’elle est. Il introduit de façon convaincante l’analyse de Philippe Pataud Célérier dont voici l’introduction : « Claude Monet, Francis Bacon : dans un contexte financier tourmenté, les dernières ventes aux enchères chez Christie’s et Sotheby’s ont vu triompher les valeurs consacrées. Serait-ce une amorce du retour à la raison que certains professionnels du secteur appellent de leurs vœux ? Depuis quelques années, en effet, des critères discutables - capacité de l’artiste à "se vendre", sujets racoleurs - semblent avoir pris le dessus dans l’art contemporain, oblitérant toute considération artistique. »
Nous ne pouvons que vous inviter à lire cette excellente étude de Philippe Pataud Célérier qui, à partir d’exemples circonstanciés, met à jour un état de fait désormais irréfutable. Il finit son analyse d’une façon désabusée qui, pourtant, exprime bien la situation dans laquelle nous sommes : « Mais, après tout, pourquoi une tête de vache pourrie ne pourrait-elle pas faire partie de l’art qui se fait, quand l’art, défait de ses "prétentions traditionnelles à l’autonomie esthétique, rappelle Hans Beling (*), est désormais compris comme un système parmi d’autres de compréhension et de reproduction symbolique du monde." ? Fût-il en décomposition. »
(*) Hans Beling, L’histoire de l’art est-elle finie ?, Gallimard, Paris, réédition 2007.
Visiter le site du Monde Diplomatique

1 août 2008

Le cas français.

A propos du futur centre Pompidou-Alma qui devrait ouvrir fin 2010, des artistes, et non des moindres, ont signé une lettre-pétition dans Libération du 23 juillet 08 : « Les artistes s’impatientent.»
En voici un extrait sur cette spécialité française qui consiste à ne reconnaître les artistes travaillant et vivant en France qu’une fois qu’ils ont été reconnus à l’étranger : « Les conservateurs essayant d’exporter des artistes s’entendent répondre "mais pourquoi donc ne les exposez-vous pas d’abord chez vous". Dans le meilleur des cas, certains artistes se retrouvent dans une situation qui pour le moins pose question : avoir une première exposition dans un musée étranger avant de pouvoir le faire dans son propre pays… »
Lire la totalité de la pétition

12 juil. 2008

Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois.

C’est en lisant l’excellente analyse d’André Rouillé « Un art aveugle au monde » que m’est venu en tête ce fameux proverbe, au moment où une vedette internationale investit le château de Versailles et ce, pour reprendre les dires de ladite vedette, même plus par provocation ! Mais écoutons André Rouillé : « Une évidence s’impose chaque jour plus nettement. La culture en général, et l’art contemporain en particulier, sont en train de sombrer dans un aveuglement au monde. C’est-à-dire de perdre leur raison d’être. Cette proposition sans doute alarmiste n’est pas dictée par une quelconque nostalgie, ni par un désir rétrograde de retourner aux temps pas si éloignés où l’art devançait le cours du monde, où il en préfigurait les grands mouvements. Il n’est évidemment pas question de restaurer les pratiques artistiques séculaires. Non, c’est à l’inverse la sensation que l’art est en retard sur le monde qui suscite cette idée qu’il serait devenu aveugle à ses bouleversements. Comme si le monde était soudain devenu trop grand et trop rapide pour l’art, même pour celui dont les expressions sont les plus avancées. Comme si le monde s’était déployé plus vite que l’art. Ou que le monde, à l’époque des réseaux et du marché planétaire, avait condamné l’art à l’insignifiance en l’enfermant dans les logiques paresseuses de la marchandise, du divertissement et du luxe.… »
Lire la suite

2 juil. 2008

Don’t stop running, boys and girls !

Lors de l’exposition « Work N°850 », la Tate Britain de Londres élève au rang de l’art la course à pied. Selon les organisateurs, l’idée est des plus simples. Toutes les trente secondes, un coureur s’élance sur les 86 mètres de la Galerie Duveen. Après chaque course, un temps équivalent est réservé à un temps de pause, pendant lequel la galerie, de style néoclassique, est vide. Les coureurs sont choisis parmi différents milieux de Londres et chacun d'entre eux doit donner l’impression de courir « comme si sa vie en dépendait ». Il est encore fait appel à la fameuse beauté, notion polymorphe légitimante, puisque « la beauté du mouvement humain » est proposée « dans sa forme la plus pure », cette beauté inoubliable traçant par la même occasion une ligne droite entre deux points : le point de départ du coureur et le point de son arrivée.
N’y a-t-il pas de quoi être décoiffé par le passage du souffle des coureurs et d’être emporté par la portée hautement métaphysique de l’idée proposée ? Les organisateurs, ayant gardé les pieds sur terre, n’en n’oublient pas pour autant d’inviter les visiteurs à ne pas gêner les coureurs, et ce, pour des raisons de sécurité.
Vous pourrez participer à ce moment ludique et initiatique jusqu’au 16 novembre 08. N’oubliez pas, si vous y allez, de jouer le jeu : cela fait partie des règles. Allez-y comme si votre vie en dépendait, entre les deux points qui vous intéressent : le moment de votre naissance et celui de votre mort. Entre les deux, ne s'agit-il pas de remplir et de faire du vent, beaucoup de vent ? Cette exposition (?) devrait vous y aider… La partie continue… (Michel De Caso)

27 juin 2008

« Faut-il tuer les artistes pour sauver le marché de l’art ? »

« En France, le marché de l’art subit un déclin lent mais régulier, constate Christine Albanel, ministre de la Culture. La preuve? Notre pays se serait fait souffler la troisième place dans ce domaine par la Chine. Londres et New-York, mais aussi Genève, profitent de leur statut fiscal pour tailler des croupières à l’une des plus anciennes capitales de la création artistique: Paris. Dès lors, la ministre propose de prendre modèle sur ses concurrents en donnant à la France créatrice un courant d’air libéral. Elle décrit sa stratégie dans son "Plan de renouveau du marché de l’art", librement inspiré par le rapport de Martin Bethenod, commissaire général de la Foire Internationale d’Art Contemporain. Or, de nombreux artistes vivant en France accusent le plan ministériel d’être le remède qui tue le patient ! Sous couleurs de libéralisme, c’est la création d’aujourd’hui qui risque de ne pas se relever de ses effets pervers. Alors, ce plan est-il la dernière chance pour sauver le marché de l’art ou le meilleur moyen pour étouffer ces créateurs qui, depuis des siècles, ont défendu la place de la France dans le monde ?» Venez en débattre lors de la table ronde organisée par « La Peau de l’Ours » mardi 1er juillet, 20h30 (entrée libre), mairie du XIIIe arrondissement, Salle des mariages, 1 Place d’Italie, Paris 13ème.

9 juin 2008

Sacrément tracé, en tout cas.

L'exposition "Traces du sacré", ouverte au Centre Pompidou jusqu'au 11 août est supposée poser plus de questions qu'amener des réponses autour d'un sujet des plus impalpables : le sacré dans l'art. Pourtant, des "messages" y sont clairement revendiqués et dans le patchwork des oeuvres proposées, quelques "messages" sont plus ou moins clairement revendiqués. Aude de Kerros, dans Liberté politique.com, nous propose son décryptage, sous le titre : " Tous les sacrés, sauf un."
« Pour réaliser une exposition "blockbuster", c'est-à-dire un événement controversé propre à attirer la curiosité, la polémique dans les médias et la foule au musée, il faut un préjugé à détruire. Le “concept” de l'exposition au Centre Pompidou "Traces du sacré" (7 mai -11 août) est que l'art “moderne” et “contemporain” n'est pas, comme on le croit communément, athée, matérialiste, révolutionnaire et rationnel mais spirituel, métaphysique et sacré...»
Cliquez ici pour lire la suite.

21 mai 2008

Polémique autour de l’expo Jan Fabre au Louvre.

Quelques liens pour se faire une idée et exprimer une opinion critique et dissidente sur l’exposition Jan Fabre au Louvre. Participez au débat sur MDA 2008, « l’AC AU Louvre, c’est parti ! ». Signez la pétition sur le site des 4 vérités. Lisez les décryptages de : Christine Sourgins / Aude de Kerros / Gilles Chambon / Françoise de Celigny / Stefan Beyst.

5 mai 2008

1968 ? Aboutissant ou point de départ ? Les deux, mon général !

Peut-être commencez-vous à être saturés des commémorations de mai 68 ? Peut-être pensez-vous que mai 68 est tout autant la conséquence d’événements antérieurs que le déclencheur d’une mutation majeure des mœurs et de la culture ? Sans doute, les choses sont imbriquées et nous ne saurons probablement jamais les véritables tenants et aboutissants de mai 68. Ce que l’on peut relever, c’est l’aspect visionnaire de certaines formules comme : « Il y avait la civilisation athénienne, il y a eu la Renaissance et maintenant, on entre dans la civilisation du cul. » Cliquez sur le commentaire pour savoir d’où est tirée cette réflexion et de quelle année elle date.

30 avr. 2008

L’absolu change, la quête reste.

En ces temps d’anniversaire de mai 68 tous azimuts, le journal Le Monde propose un dossier sur ce thème mais en s'attachant à décrypter comment certains sont passés « de la lutte des classes à la guerre des anges ». Son premier constat est fait par Jean Birnbaum qui montre comment d’anciens marxistes ont bifurqué au fils des années vers des questionnements religieux et/ou spirituels : « Mai 1968 - mai 2008, de la politique à la spiritualité : dans la grande famille des maoïstes français, ils sont un certain nombre à avoir emprunté ce chemin.» Lire directement l’article de Jean Birnbaum, « Mai 1968- mai 2008 : quand un absolu chasse l’autre. » (Le Monde, édition du 29 avril 08).

29 avr. 2008

« L’art contemporain indien - Un marché explosif »

C'est ce titre évocateur qu’a choisi Art Price pour nommer son analyse de la situation économique de l’art contemporain indien dont le secteur, en début 2008, « affichait un indice des prix en hausse de 830% sur la décennie ! ». « Au milieu des années 90, la forte croissance indienne fait émerger une nouvelle génération de mécènes prêt à investir dans l’art de leurs concitoyens. Aujourd’hui, la demande est mondiale et grandissante, portée par un climat très spéculatif aux possibilités d’allers retour alléchants. Les nouvelles étoiles de l’art indien sont disputées à Hong-Kong et Dubaï, Londres et New-York, New Delhi et Paris. Dopé par des ventes spécialisées, la progression de l’art contemporain indien est impressionnante...»
Lire directement l'article d'Art Price.

24 avr. 2008

Performance : « Fabre dans la peau de Mesrine ».

Tel est le titre du compte-rendu paru jusque dans le Midi-Libre (Languedoc-Roussillon) ! Voici le texte : « Artiste belge spécialisé dans la provocation, Jan Fabre a fait sensation au Louvre en se glissant dans la peau et l’âme du gangster Jacques Mesrine (1936-1979), le temps d’une performance déjantée au milieu des sculptures antiques. Ce show sans lendemain a été programmé en lien avec l’exposition "Jan Fabre au Louvre, l’ange de la métamorphose", carte blanche offerte jusqu’au 7 juillet à ce plasticien dont on n’a pas oublié les passages aux festivals d’Avignon et de Montpellier Danse. »
Le Midi-Libre, 24 avril 2008.

19 avr. 2008

Rancillac, Fromanger, Monory, Cueco et les autres…

En parallèle de l’exposition sur la Figuration Narrative (1960-72) qui a lieu au Grand Palais jusqu’au 13 juillet, Arte TV propose un bon documentaire de François Lévy-Kuentz (France, 2008) intitulé « Quand l’art prend le pouvoir.» Soutenus par d'intéressantes images d'archives, les artistes de la Figuration Narrative, comme Rancillac, Fromanger, Monory, Cueco, Adami, Télémaque ou encore Erro racontent leurs expériences des années 60 et leur prise directe avec les événements d’alors. Le documentaire est convaincant et révèle combien s’est joué à partir du début des années 70 la politique culturelle française en matière d'art contemporain. Un documentaire donc à voir, en plus de l’exposition du Grand Palais. Dans cette exposition, on notera particulièrement deux œuvres significatives. La série de 8 tableaux réalisés en 1965 par Gilles Aillaud, Edouardo Arroyo et Antonio Recalcati : Vivre et laisser mourir ou la fin tragique de Marcel Duchamp. La peinture collective réalisée par la Coopérative des Malassis en 1972 : Le Grand Méchoui ou douze ans d’histoire (14 panneaux sont visibles au Grand Palais sur les 49 d’origine).
Arte : 19 avril, 18h05 / Redif. : 21 avril, 5h / 28 avril, 9h55.
Présentation sur le site d’Arte TV - partie 1 - partie 2 -

17 avr. 2008

Censure, pas censure ?

Dans son éditorial de Paris-Art.com, André Rouillé s’insurge contre ce qu'il considère comme un retour de la censure et de l’autocensure : « On ne compte plus, dans le domaine de l’art en France, les cas de censure, qui ne sont que la partie visible d’une sorte d’atmosphère souterraine et sourde, souvent déniée et refoulée, d’autocensure. » Selon André Rouillé, nous vivrions un « mai 68 à l’envers ». « Dénoncer l’emblématique slogan "Il est interdit d’interdire", comme le chef de l’État s’y est amplement employé, aboutit à refermer la perspective de libertés, d’audaces et de possibles qu’il traçait, à substituer au pouvoir de l’imagination le règne des interdits, des frustrations : de la censure. » Il finit son analyse ainsi : « Il était " interdit d’interdire", il est désormais interdit de rêver. » Comme souvent ici, nous n’aurons ni l’outrecuidance ni la naïveté de vouloir imposer notre lecture de l’idéologie de 68 (ou plus exactement ce qu'il en reste), spécialement au sujet du rapport fusionnel qui existe entre cette idéologie infantilo-libertine (plus que libertaire) et les intérêts du marché capitaliste new-look. Nous invitons donc chacun à lire le texte d’André Rouillé et à se forger son propre sentiment.

10 avr. 2008

Les trente-neuf salles.

On se souvient du film "Les trente-neuf marches" d'Alfred Hitchcock. Ici, il ne s’agit ni d’un remake de ce film d’espionnage, ni de cinéma. Nous sommes bien dans la réalité et il s’agit même d’une première pour un artiste vivant qui occupe 39 salles au Louvre (1). L’artiste vivant en question est le belge Jan Fabre. « Le plasticien choc anversois a été choisi pour établir "un dialogue entre artistes du passé et artiste vivant" » : tel est le sous-titre que la rubrique « culture et loisir » de France2.fr a choisi pour son article.
Lire cet article
.
(1) Aile Richelieu, salles des peintures des Ecoles du Nord, 2° étage. A noter qu'une performance est prévue pour le mardi 22 avril, de 19h à 23h30.

4 avr. 2008

Les enfants regardent enfin la peinture...

"Les enfants sont fatigués de regarder les tableaux en écoutant des explications ennuyeuses. Maintenant, ici, c'est vraiment plus drôle parce qu'ils peuvent communiquer avec les peintures. C'est très différent des autres musées...." Ainsi s'exprime l'institutrice sud-coréenne qui a amené sa classe dans cette galerie de Séoul qui a trouvé la solution pour que les enfants regardent enfin la peinture... A quand cette technologie en France ? Mais au fait, est-on sûr que c'est bien la peinture que les enfants regardent ? Voir la vidéo extraite du Journal télévisé de TF1 du 3 avril 08, présenté par Patrick Poivre d'Arvor (20h).

3 avr. 2008

Etats-Unis, l'or. Royaume-Uni, l'argent. Chine, le bronze.

Au moment où la Chine s'élève au 3ème rang mondial et que la France quitte le trio de tête et passe au 4ème rang selon le rapport d’ArtPrice «tendances du marché de l’art en 2007», la ministre de la Culture et de la Communication présente un «plan de renouveau pour le marché de l’art français». Christine Albanel n’a pas retenu toutes les trente sept propositions du rapport de Martin Berthenod, actuel codirecteur de la FIAC et ancien délégué aux arts plastiques. Il en est ainsi de la déduction du revenu imposable pour les particuliers d’une partie des achats d’œuvres d’artistes vivants. Par contre, la possibilité de souscription d’un emprunt à taux zéro pour l’achat d’une œuvre d’art a été retenue. Lire l’article du Monde du 2 avril 08, par Harry Bellet : «Christine Albanel : "Votre banquier peut vous encourager à soutenir les jeunes artistes"».

2 avr. 2008

Et pendant ce temps, le marché de l’art flambe !

Extrait communiqué d’ArtPrice : « En 2007, pour la septième année consécutive, le marché de l'art affiche une hausse générale des prix. A une période où les investissements en Bourse ou dans la pierre paraissent davantage risqués, l'art, qui jouit déjà d'une nouvelle demande émanant de la Chine, de la Russie, de l'Inde et des Emirats, séduit chaque jour de nouveaux collectionneurs et des fonds d'investissements portés par la recherche de formes de placements alternatifs… »
Télécharger le rapport annuel d’ArtPrice sous la forme PDF (44 pages).

1 avr. 2008

Chef d’entreprise, artiste et milliardaire.

Portrait de Thierry Ehrmann à la Demeure du Chaos. France 2, Envoyé Spécial du 23 fév.2006. Le chaos porté au niveau du sacré ou quand l’art et les finances se complètent merveilleusement… Une œuvre au Noir ? Ah bon ! (attention, ceci n’est pas un poisson d’avril) Voir la vidéo (1/2 h)